
A moins de deux mois du Florida Revival Tour 2007, il n’est pas inutile de revenir sur les grands moments qui ont marqué nos précédentes expéditions dans le Sunshine State.
L’ami Pascal y a souvent joué un rôle prépondérant, comme dans l’épisode que je me propose de relater aujourd’hui.
Sanibel, côte ouest de la Floride, août 1995. Outre Pascal, Christophe D. m’accompagne dans une chasse mémorable à Mary Pierce qui nous conduira aux 4 coins de la Floride. Ce jour là, tranquillement installés sur la plage de cette magnifique station balnéaire, nous sommes surpris en fin d’après midi par un orage ultra violent très fréquent en cette saison. Comme la plupart des baigneurs, nous regagnons notre véhicule en catastrophe. C’est le moment que choisit Pascal pour faire sa crise et exiger que l’on le laisse conduire notre voiture de location, même si notre contrat ne l’y autorise pas. Nous cédons à son caprice de bonne grâce, aucun de nous n’ayant particulièrement envie de prendre le volant sous le déluge et dans les inévitables embouteillages qui se profilent. Euphorique, Pascal démarre en trombe et se fait un plaisir de passer au beau milieu des énormes flaques d’eau crées en quelques instants par la combinaison d’un violent orage et d’une voirie défectueuse. Soudain, bonheur suprême, Pascal distingue sur la chaussée une flaque gigantesque, longée avec peine par un cycliste luttant contre les éléments déchaînés. L’occasion est trop belle pour notre ami qui accélère et passe au beau milieu de l’eau en projetant une gerbe immense sur le pauvre homme. Le dépassement est accompagné par un commentaire sarcastique sur la bêtise des pauvres qui préfèrent rouler en vélo plutôt qu’en voiture. L’ambiance est à son comble dans le véhicule, et à cet instant personne ne regrette d’avoir confié le volant à Pascal. Ce moment d’euphorie générale dure environ 15 secondes et est cruellement interrompu par la toux violente que connaît alors notre moteur juste avant de rendre l’âme et de nous laisser immobiles au milieu de la chaussée. Soudain, nos trois regards se dirigent de concert vers le rétroviseur extérieur droit dans lequel se profile, un malheureux cycliste, trempé de pied en cape mais devenu soudain plus terrifiant que les dinosaures de Jurassic Park. L’individu se montre très digne en nous dépassant sans nous adresser le moindre regard. Nous n’étions toutefois pas arrivés au bout de nos difficultés puisque, la circulation devenant plus dense, il était maintenant impossible de nous doubler et nous étions en train de créer un immense bouchon. Le plus surprenant fut l’absence totale de klaxon prouvant que la patience de l’automobiliste américain est sans commune mesure avec celle de son homologue parisien. Cette absence de protestations n’empêcha pas la dizaine de minutes qui suivirent de nous sembler durée une éternité. Et puis soudain, une sirène, un gyrophare, les véhicules en sens contraire qui se serrent contre le bas côté pour laisser place à une voiture de police. Nouvelle angoisse parmi notre équipe où chacun sait que la peine de mort est toujours en vigueur en Floride. La seule question qui se pose alors est de savoir si elle s’appliquera uniquement pour le criminel Pascal (qui l’a bien méritée) ou bien également pour nous que la justice expéditive de cet état quasi fasciste pourrait considérer comme ses complices alors qu’en fait nous ne sommes que les victimes innocentes d’un inconscient. Nous fumes rapidement fixé sur notre sort : 4 cops débonnaires poussèrent notre voiture jusqu’à la prochaine intersection, sans craindre d’affronter la pluie qui redoublait. Leur mission accomplie, ils nous saluèrent et poursuivirent leur chemin. Une demi heure plus tard, notre moteur se décidait à redémarrer nous permettant de continuer notre aventure sans prendre la peine de répondre au : « Bah quoi ? » de Pascal.
3 réponses jusqu'à présent ↓
antivols // 1 juillet 2008 à 16:07 |
coucou, article très intéressznt
je me demandais cen que tu voulais indiquer dans cette précision :,’ils nous saluerent et poursuivirent leur chemin’ … A+
eclats // 1 juillet 2008 à 16:07 |
hello !b’ils nous saluerent et poursuivirent leur chemin’
précision indispensable ? les parenthèses en diqent parfois davantage que tout lereste
merci pour ce billet intéresssant, au plaisir de vous lire !
Eclats // 10 juillet 2008 à 17:07 |
hello ! “ils nous saluerent et poursuivirent leur chemin” : certaines pzrenthèses en disent + que tout le rete
merci pour ton billet ! toujours u plaisir de te lire.