Dès notre première soirée à Key West et après quelques margaritas au Bull’s (à l’angle de Duval et de Caroline), Loïc s’est perdu à l’étage supérieur, dans le Garden of Eden, comme promis avant son départ. Il peut donc enfin répondre à la question qu’il posait lui-même le 16 décembre dernier :
« La fréquentation de cet établissement a-t-elle été compatible avec la préservation de sa virginité anale ? »
13 février. C’est avec un peu de nostalgie que nous quittons Miami Beach et la chaude ambiance d’Ocean Drive pour nous diriger vers la seconde étape de notre périple : Key West. Après deux jours passés à critiquer notre voiture de location (Chrysler 300C) qui ne disposait même pas, ô malheur, d’un thermomètre, Pierre se résout à n’en point changer, surtout après avoir constaté que notre bolide est bel et bien doté d’un thermomètre et que la défaillance relève en l’occurrence plus du pilote que du véhicule.
Christophe, en pleine crise spirituelle, aspire quant à lui à se rapprocher de la nature et compte bien rencontrer à Key West des créatures plus intelligentes, plus mûres et vierges de tout tatouage.
Loïc, à peine remis de ses cascades nocturnes au Club Madonna avec une jeune femme aussi souple que maladroite, vérifie son matériel photographique avant d’aborder les Keys, leurs couleurs chatoyantes et leurs personnages pittoresques.
Quant à Benoît, étonnamment silencieux, il demeure prostré, le regard vague et l’air absent. Il semble ailleurs, comme… hypnotisé.
L’un des participants au Florida revival tour, que nous appellerons Monsieur X parce qu’il tient à garder l’anonymat, souhaite mettre en garde sur ce blog contre les effets de la sur-médiatisation de ce voyage.Monsieur X se demande en effet si les quatre touristes en goguette auront la même attitude avec le regard de vautour d’une caméra et d’un papparazzi prompt a traquer le moindre écart de conduite et à le diffuser quasi instantanément sur la toile, d’autant que leur chère et tendre aura les yeux rivés sur l’ordinateur dans l’attente de ce fameux faux pas fatal :
Ainsi, face aux prise de vues de son frère, Loïc osera-t-il se lâcher au Clevelander en commandant un iced tea composé d’une seule infusette trempée dans de l’eau plate et des glaçons ?
Ainsi Christophe aura-t-il l’audace de conduire à 46 miles à l’heure en zone limitée à 45, se sachant sous l’œil inquisiteur d’une caméra embarquée ?
Ainsi Benoit osera-t-il braver la routine et pour une fois ne pas aller aux putes à l’occasion d’un voyage entre potes ?
Ainsi, devant l’objectif d’un reflex à millions de pixels, Pierre franchira-t-il les limites de la raison en attendant d’être dans l’avion du retour pour se préparer mentalement à son retour en France ?
Imaginant que tout peut arriver, même l’irrationnel, et connaissant les compétences de Benoit en matière de montage vidéo, Monsieur X avertit les internautes et sa femme en particulier que tout écart de conduite ayant fait l’objet d’une diffusion sur le net devra être considéré comme une grotesque falsification de la vérité vraie.
Vous avez remarqué, vous aussi que cinq jours se sont écoulés avant que l’un de nos columnists sorte de sa torpeur et place une timide contribution à ce magnifique blog ?
La raison en est extrêment simple : les multiples tentatives des uns et des autres de se confectionner des Long island ice teas faits maison ont provoqué une vague de comas éthyliques sans précédent auprès de nos “party animals“.
Hélas, nos quasi quadras n’ont plus la même cadence de récupération que celle de leurs vingt ans.
Tant mieux, pour les amateurs de bons vins que sont nos quatre futurs touristes en goguette, le temps de “reposage en barrique” est une donnée essentielle dans la confection d’un bon millésime.
Pour le Long island ice tea, prévoir donc environ cinq jours de cuve… à moins d’utiliser la légendaire méthode de régurgitation automatique de notre ami Loïc, mais là, on est dans le genre sacrilège !
La Floride est l’état d’Amérique où se retrouvent les beautiful people.
Il est donc normal que nous nous y rendions car, comme le dit le dicton, “qui se rassemble s’assemble”.
Mais il y aura dans ce voyage en Floride une opportunité à saisir : celle d’en revenir encore plus beaux. La Floride est en effet réputée pour ses chirurgiens esthétiques de renom, rendus d’ailleurs célèbres par la série TV “nip/tuck”. Et il faudra vraiment des praticiens de qualité pour pouvoir réaliser ce que les médecins européens ont jusqu’alors jugé impossible : des implants capillaires (Christophe et Pierre) ou pénien (Loïc) réussis sur des cas aussi désespérés.
Les vidéos du voyage seront au format Divx (excellente qualité, visionage en plein écran...). Si ce n'est déjà fait, installez dès à présent le plugin nécessaire pour Mac ou Windows.